Un militant popiste peut-il en cacher un autre ? Acte 1
L’Impartial du 24 avril dernier, par la plume de Claire-Lise Droz, rend hommage au futur conseiller communal à la retraite, Claude Leimgruber.
L’article qui en ressort relate beaucoup plus les années Blaser que celles de son action au Conseil communal pendant ses 8 dernières années.
Son bilan en tant que Conseiller communal est selon ses dires mi-figue mi raisin :
A son crédit, Claude Leimgruber est satisfait de la réunion des filières techniques au Locle.
Pour moi, c’est la moindre des choses que cette réunion ait eu lieu au Locle car sauf erreur de ma part, je n’étais pas au Conseil général pendant la législature 92-96, celle-ci faisait partie de l’accord entre La Chaux-de-Fonds et Le Locle lors de la création du CIFOM. N’oublions pas que l’Ecole de commerce du Locle a intégré l’ESTER sise à la Chaux-de-Fonds.
A son débit, il évoque le départ programmé de l’Ecole d’ingénieurs où il reconnaît enfin que le dossier n’a pas été défendu avec la vigueur qu’il nécessitait. Cette confession est surprenante car le Conseil communal s’était toujours défendu en prétendant qu’il avait fait le nécessaire voire le maximum pour sauvegarder cette école dans notre localité et qu’il n’y avait rien à faire contre les décisions du Comité stratégique composé des conseillers d’Etat neuchâtelois, jurassiens et bernois.
Je reste toujours sur mes positions sur ce dossier et je suis très fâché par la passivité de notre exécutif. Le 29 mars 2000, notre groupe, qui était encore seulement libéral-PPN, par l’intermédiaire de Christina Darcey, avait déposé un postulat intitulé « Promotion de l’école d’ingénieurs du Canton de Neuchâtel ». On proposait même le financement de cette promotion avec les bénéfices générés par le BO du COSC dans le postulat. Et nous sommes revenus souvent à la charge.
En règle générale, il faut deux ans au Conseil communal pour répondre au Conseil général. En fait, la règle générale est toujours l’exception qui confirme la règle et ce postulat a rejoint la pile des dossiers non prioritaires. Il n’a jamais été classé.
Ma foi, le législatif propose, l’exécutif dispose et si un de ses membres, responsable du dicastère, ne fait rien, les autres membres de l’exécutif, soucieux que leur dicastère fonctionne, ne vont pas aller au charbon à la place de celui ou celle qui laisse un peu aller les choses.
Finalement, Claude Leimgruber décrit sa charge de Conseiller communal lourde. Je ne vais pas nier cette lourdeur mais celle-ci ne s’est pas fait sentir dans le cadre du Conseil général où au contraire les rapports présentés furent très légers et où il fut quelques fois bien chahuté.
Malgré ce bilan en demi-teinte dont la droite est peut être la seule consciente, je ne peux pas passer sous silence la phrase de Claude Leimgruber, lâchée dans l’Impartial du 28 avril dernier où on pouvait lire «On peut dire que je sors par la grande porte».
Peut être que le bilan est bon ;) et que je suis trop exigeant L
Claude, si tu me lis, je te souhaite une excellente et longue retraite.